( 5 mars, 2013 )

chapitre 6

Chapitre 6

 

Liberty commença à se frayer un chemin avec l’objectif de trouver des petites feuilles pour le matelas mais aussi des grandes pour le toit. Elle continuait de voir des arbres aussi bizarres les uns que les autres. Elle s’approcha d’un des arbres à la forme particulière mais qui contenaient des grandes feuilles de couleur bleue. Il ressemblait vaguement à  une balançoire. Elle approcha la main pour voir si ces dernières ne piquaient pas. Ce fut le cas. Elle décida d’en couper quelques unes avec les mains. A peine  en avait elle arracher une, qu’un petit être au corps blanc et aux ailes argentées se présenta devant elle et se mit à hurler :

- Dis donc, pour qui vous prenez vous ? Qui êtes vous et d’où venez vous pour oser abimer la nature et nos maisons ?

La petite créature avait un visage aux traits fins. Ses yeux aux couleurs or étaient immenses dans ce visage si petit. Le nez était aquilin et la bouche était rose comme si elle était maquillée. Quant aux oreilles, elles étaient petites mais pointues au bout, de minuscules petites fleurs servaient de boucles d’oreilles. Ses cheveux étaient blonds. Ils étaient longs mais attachés grâce à des petites feuilles roses qui faisaient office de barrettes. Sa jupe était constituée de mousse violette et son petit haut qui servait de soutien-gorge se trouvait être deux petits pétales identiques à ceux d’une marguerite jaune.

A peine avait elle fini de prononcer ces mots, que la jeune fille fut entourée comme par magie par des dizaines de petites fées se ressemblant toutes les unes des autres, à ceci près que certaines avaient des ailes plus ou moins grandes.  Elles pouvaient se différencier également par leur couleur de cheveux et d’yeux et par les artifices dont elles avaient décidé de se parer. Mais au premier coup d’œil, on ne pouvait les discerner les unes des autres. Liberty se rendit compte que certaines d’entre elles  avaient entre leurs mains, des petits bouts de bois qu’elles avaient taillé de telles sortes qu’ils ressemblaient à des aiguilles. La jeune fille était sûre que si les êtres féériques venaient à l’attaquer, cela lui ferait mal et la blesserait grièvement.

- Je suis désolée, bégaya Liberty étonnée. Je ne pensais pas à mal en faisant cela.

Et, elle leur raconta son histoire. Elle présenta brièvement ses copains et leur expliqua ce qui leur était arrivé depuis qu’ils étaient tombés dans le trou. Elle était en train de parler des cellules qu’ils avaient découvertes dans le tunnel quand une des fées l’interrompit :

-Ils ont trouvé la cellule de Bousemat, s’écria une autre fée paniquée.

 

D’un coup, il y eut un silence étrange  et Liberty sentit que les fées avaient peur car elle les vit se reculer d’un seul coup au nom évoqué.

-Qui est Bousemat ? demanda t’elle inquiète  en constatant leur réaction.

-  C’est un être méchant, avide de sang, fit une fée qui se fraya un chemin parmi les autres pour se trouver nez à nez avec la jeune fille.

Elle avait  des ailes argentées d’une grandeur immense et disproportionnées par rapport à son corps. Son visage d’une splendeur parfaite subjugua Liberty. Ses yeux étaient de couleur argent avec de grands cils or presque fluorescents. Son nez était petit, un peu recourbé, lui donnant un air malicieux.  Sa bouche était constituée de lèvres bien ourlées de couleur vertes très claires. Elle avait des cheveux blancs tellement longs qu’ils dépassaient son corps et voletaient dans l’air. Quelques feuilles de couleurs vives ressortaient de sa chevelure et donnaient à l’ensemble une allure prestigieuse et grandiose. A son passage, les autres fées  se courbèrent en signe de respect. Liberty supposa que c’était la reine de ce peuple miniature.

- Il se sert de nous comme source d’énergie. En nous attrapant, il boit quelques gouttes de notre fluide ce qui lui donne des pouvoirs. Nous ne savons que faire pour l’arrêter. Certaines de nos sœurs et nos frères, se sont mis de son côté afin d’être protégées. Ils nous cherchent et nous traquent pour trouver nos cachettes. Les feuilles de cet arbre que tu t’apprêtais à prendre sont pour nous vitales. Elles nous permettent de devenir invisibles quand nous nous mettons derrière elles. Coupées, elles n’ont plus de pouvoir et ne peuvent nous sauver. Ce type d’arbres est très très rare, c’est pourquoi nous veillons à ce que personne n’y touche. On le nomme l’invisibilus. Certains ont tellement de feuilles qu’ils pourraient également te protéger en cas de problèmes.  Nous en prenons bien soin car sans eux notre eux, notre existence ne serait plus.

Liberty écoutait  avec la plus grande attention le discours de la créature.

- Je ne me suis pas présentée, reprit la fée. Je suis Édeline, reine du peuple des fées blanches.

- Enchantée, répondit Liberty surprise de parler à des êtres miniatures. Elle fit la révérence en signe de respect. Je ne savais pas pour votre arbre et je m’en excuse. J’en parlerai à mes camarades pour qu’ils ne fassent pas la même bêtise que moi.

- Tes camarades ? demanda la reine  d’un coup fortement intéressée.

- Oui, nous sommes tombés à trois dans le trou. Je suis ici avec deux copains qui s’appellent Sauveur et  Devil. Ils se chamaillent assez souvent tous les deux mais ils sont gentils comme tout. Mais où nous trouvons nous ? C’est fou d’où l’on vient il n’y a pas de fées, d’arbres de ces formes et de fruits avec de telles couleurs.

Édeline la regarda de nouveau soucieuse et intriguée.

-Veux-tu dire que tu viens du peuple du haut ? De ces personnes qui détruisent petit à petit nos royaumes dans le monde en supprimant les forêts et en creusant partout pour construire des choses plus ou moins utiles ? Nous les appelons les abîme-tout.

-Euh, oui, lâcha honteusement l’adolescente comme si elle prenait la faute de tous les hommes à son compte. Mais nous ne sommes pas tous comme ça. Beaucoup se battent pour que la nature soit protégée, vous savez.

- Nous suspectons Bousemat de venir de ce peuple car il a les mêmes envies destructrices, la même avidité de pouvoir que vous autres.

La voix d’Édeline devenait menaçante et Liberty sentit les fées qui se rapprochaient de plus en plus d’elle la regardant fixement d’un air méchant. Certaines d’entre elles prenaient même de petites brindilles de bois très affutées qui pouvaient servir d’armes. La jeune fille commença à paniquer. La voix tremblante et les larmes aux yeux, elle gémit :

- Je vous assure encore une fois, je ne suis pas comme ça du tout. J’aime la nature et je déteste ceux qui détruisent les arbres, qui tuent les animaux sans défense. Je vous le promets.

La reine des fées se rapprocha de Liberty et, de ses tous petits doigts fins, toucha le front de la jeune fille. Cette dernière se sentit comme vidée d’un coup comme si quelqu’un essayait de rentrer dans sa tête pour découvrir tout ce qu’elle y cachait. Cette sensation la dérangea énormément et elle se dégagea.

- Je sens que tu es sincère, lâcha Édeline avec un air malicieux. Je viens de le constater en apposant ma main sur ton front. Cela me permet de savoir quelle est la vraie personnalité de l’individu qui est en face de moi. Cette faculté nous aide en outre à détecter si la personne qui nous parle nous dit la vérité ou un mensonge. C’est une des capacités que nous avons, nous autres, les fées blanches. Les fées noires, quant à elles,  s’en servent pour perturber l’esprit d’une créature, quelle qu’elle soit. Elles peuvent même parfois intégrer dans l’esprit d’un quidam les informations qu’elles souhaitent pour le manipuler comme elles le veulent. Il vous faut donc vous méfier  de cette engeance. Elles sont dangereuses et n’hésiteront pas à vous faire du mal si elles se sentent menacées.

Après ce discours emprunt d’un ton formel et sobre, la reine reprit son air doucereux  et sa petite voix suave. Son attitude se fit beaucoup plus placide et détendue.

- Nous allons t’aider à te cueillir des feuilles et des branches qui vous permettront  de vous reposer.

Peuple blanc, s’écria t-elle soudain avec une voix forte et puissante. Rassemblez  tous vos frères et sœurs et coupez les branchages et les feuillages qu’il faut pour construire la cabane de notre amie.

Liberty aperçut comme magie des centaines de petites fées filles et garçons sortirent de partout. Les filles avaient une petite robe de couleurs différentes qui comportait quelques paillettes qui rayonnait au contact du soleil. Les garçons, quant à eux, étaient torse nu faisant apparaître leur musculature, avec un petit pantalon vert pour la plupart sur lequel il y avait également des petites billes brillantes. En se rapprochant, la jeune fille se rendit compte que les paillettes étaient en fait de purs diamants. Tout le petit monde se mit à vagabonder à droite et à gauche pour rapporter promptement ce que leur reine leur avait demandé.

 

 

 

 

Devil était encore énervé de la remarque de son copain. A l’intérieur de lui-même, il avait vraiment envie de se venger.  Ce n’était pas la première fois que ce sentiment de rancœur lui parvenait. Il repensa aux élèves de sa classe qui se moquaient sans cesse de son physique et plus précisément de ses rondeurs existantes.  Mais qu’est ce qu’il pouvait y faire ? Comme il était souvent seul , et pour ne pas mourir de faim, il lui arrivait très fréquemment de se faire des sandwichs ou de manger des choses faciles à cuisiner comme de la purée ou des pates. Ses parents trouvaient bien plus d’intérêt à retrouver une âme sœur pour refaire leur vie et leur fils, qui avait été tant choyé jadis, était devenu un véritable obstacle pour un bonheur futur. C’est pourquoi lors de rencontres, ils faisaient croire qu’ils étaient célibataires sans enfant et demandaient à Devil de se terrer dans sa chambre et de faire ce qu’il savait le mieux faire, à savoir jouer à l’ordinateur et se taire. Néanmoins et pour se déculpabiliser de leurs absences régulières, ils lui  donnaient trois cents euros d’argent de poche chaque semaine afin qu’il puisse s’acheter ce qu’il voulait. Cet argent servait notamment à se procurer de la nourriture à des friteries ou des snacks bon marchés. Ce qui restait, il le dépensait à s’offrir des livres fantaisy qu’il lisait en deux, trois jours en général ou à  louer des films avec des créatures mythiques ou féériques, bonnes ou cruelles avec un grand seau de pop-corn pour seule compagnie. Tous ces mets déséquilibrés lui avaient  donné des boutons d’acnés sur tout le visage, ce qui le rendait encore plus laid. Heureusement qu’il avait Liberty. C’était elle qui l’avait pris sous sa protection et personne, dans le lycée ne comprenait qu’une fille aussi splendide puisse trainer avec un gars rondouillard avec des lunettes horribles. Tout comme Sauveur, lui aussi avait des sentiments plus qu’amicaux envers son amie. Il savait qu’il n’avait aucune chance mais il s’accrochait quand même à un infime espoir. Il connaissait également ceux qu’avait Sauveur vis-à-vis de Liberty et cela lui faisait peur. Que ferait il si un jour il sortait avec elle ?

Rien que d’y songer, il devenait fou de jalousie. Tout cela l’insupportait au plus haut point. Pour qui se prenait i-il ce bellâtre ? Après tout c’est lui qui avait eu l’idée de la cabane. Pourquoi s’était t-il permis de leur donner des ordres? Pourquoi lui obéirait t-il ?

- Et puis mince, fulmina à voix haute Devil. Qu’il aille se faire voir avec ses espèces de cordages. Je vais rentrer et lui dirait qu’il n’a qu’à aller les chercher lui-même. S’il n’est pas content, ce sera la même chose. Je ne vais pas me laisser faire.

Le jeune adolescent pestait souvent de la sorte sur des personnes mais arrivé devant eux, il s’écrasait mollement car il avait peur.

Il continuait de maugréer à voix haute en retournant vers le camp sans se rendre compte que six yeux aux pupilles rouges l’air menaçant le regardait et observait son comportement tout en souriant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

( 4 mars, 2013 )

chapitre 5

Chapitre 5

 

-Ca ne va pas non ? Tu veux me tuer ou quoi ? hurla Sauveur, effrayé de voir son ami prêt à le taper. Ca fait plaisir de revenir vous voir. J’ai plein de choses à vous raconter.

-Désolé, lâcha Devil en colère, je ne pouvais pas savoir que c’était toi qui te présenterais. J’avais peur que ça ne soit une bête ou autre chose. Nous aussi on a des trucs à te dire.

-Excuses acceptées décréta Sauveur sur un ton amusé. Savez-vous ce que j’ai trouvé un peu plus loin ?

Il avait un brin de malice dans la voix et sa question  restait volontairement en suspens pour aiguiser la curiosité de ses camarades qui ne manquèrent pas de répliquer d’une seule voix.

-Non, vas-y.

-Et bien,  fit Sauveur, tout content d’avoir le premier à exposer ses découvertes, j’ai trouvé une petite cascade mais avec une eau jaune. Oui, une eau jaune. Et tenez vous bien, savez vous ce qu’il y avait à l’intérieur ?

Les deux adolescents commencèrent à s’impatienter de ne pas connaître la suite.

- Il y avait une espèce de poisson qui parlait.

Quatre yeux ronds toisèrent Sauveur.

-Non, je ne suis pas fou, se justifia t-il observant la tête de ses camarades. Je vous assure que c’est vrai. Ce poisson parlait. Sinon, j’ai trouvé cela qui pourra peut-être faire l’affaire pour guérir ta cheville, Lili.

Il sortit le mélange boueux de sa poche de jean qu’il avait pris soin de prendre.

Lili était le petit surnom affectueux que Sauveur adorait employer pour son amie. Il était le seul à pouvoir l’appeler comme ça, Liberty ne supportant pas qu’on puisse utiliser des surnoms pour discuter avec elle.

-C’est quoi ? s’enquit la jeune fille.

Sauveur lui expliqua ce qu’il comptait faire avec la boue. Liberty s’assit toujours à l’ombre de l’arbre parasol et Sauveur commença à lui appliquer minutieusement l’espèce de pommade qu’il avait créée. Liberty trouva que les mains de Sauveur étaient très douces et que l’application de la crème était très agréable. Elle essaya de ne rien laisser paraître de ce qu’elle ressentait de peur que les deux garçons ne se chamaillent encore.

-Alors, s’enquit Sauveur après avoir appliqué toute la mixture, qu’en penses-tu ?

Il avait à peine fini sa question, qu’il s’aperçut que la peau de son amie avait comme mangé la crème. Il n’y avait plus rien sur sa jambe comme s’il ne lui avait rien mis.

-Que se passe t-il ? demanda Liberty inquiète. Pourquoi la boue a disparu ?

- Je ne sais pas, souffla Sauveur. Ca te fait mal ? Tu ressens quelque chose d’anormale ?

- Au contraire, confia la jeune fille. J’ai l’impression que la douleur à la cheville a disparu et que je n’ai jamais eu mal. Pouvez vous m’aider à me mettre debout s’il vous plait que je vois un peu si je peux marcher ?

Les deux garçons s’exécutèrent mais à leur grande surprise, ils n’eurent pas le temps de se mettre en position que Liberty était déjà debout et commençait à marcher sans boiter. A un moment, elle se mit même à courir autour des garçons en chantonnant joyeusement :

-Je n’ai plus mal, je n’ai plus mal.

- Ca c’est cool, dit Sauveur. Je ne sais comment et pourquoi tu as guéri d’un seul coup mais à priori, ce mélange fait plus que soigner, il guérit complètement. Il serait peut-être judicieux d’en prendre avec nous si jamais le même incident devait se reproduire.

-Tu as raison, reconnut Devil. Tu penses que cela peut marcher sur les brulures également Sauveur ? J’ai ma main qui me fait encore mal.

- Ecoutez, nous pouvons tous aller là où j’ai trouvé ce mélange. En plus, il y a de l’eau si vous voulez vous rafraichir fit Sauveur.

- Nous n’avons plus soif, annonça Liberty avec un air coquin Je te rappelle que nous aussi nous avions quelque chose à te dire.

La jeune fille lui narra l’épisode qui s’était produit quelques temps avant avec les fruits de couleurs différentes. Le moment avait le fruit infect mangé par Devil le fit beaucoup rire. Il s’imaginait très bien la tête et surtout les grimaces qu’avait pu bien faire son copain quand il avait croqué dedans et découvert le goût que lui avait laissé l’espèce d’agrume sur ses papilles. Il essaya néanmoins de se contrôler avant de reprendre la parole en constatant que Devil ne prenait pas cela à la rigolade.

- Ce monde est vraiment étrange, commenta Sauveur. Je pense que nous allons découvrir pas mal de choses.

- Espérons qu’une des choses nous permettra de rentrer chez nous, s’attrista Liberty

- Oh que oui, agréa  Devil.

Sauveur ne répondit pas, mais à sa tête, ses amis surent qu’ils pensaient la même chose qu’eux.

 

 

 

Les jeunes avaient marché et étaient près de la cascade. Les mains guéries grâce à l’étrange mixture de Sauveur. Devil proposa à ses copains de construire un abri, la luminosité et la chaleur du « soleil » étant de moins en moins forte faisant place à la pénombre.

-Je ne sais pas si c’est la nuit qui s’annonce, déclara le jeune homme, mais je pense qu’il serait pas mal de nous construire une sorte de cabane pour nous reposer et pour nous protéger des choses de l’extérieur qui pourraient éventuellement nous attaquer.

- C’est une bonne idée, convint Sauveur,  Je m’occupe des branches, comme je suis plus grand et plus fort que toi Devil.

A ces mots, l’adolescent contrarié et vexé eut des éclairs dans les yeux et fixa son camarade méchamment. Il aurait eu des pistolets à la place de ses pupilles, il aurait été fusillé sur place.

-Liberty essaye de trouver des feuilles assez moelleuses. Elles nous serviront de matelas et si tu en trouves des grandes, elles pourront recouvrir le toit et nous protéger, continua le sportif. Devil, ça serait bien que tu trouves quelque chose pour ficeler les branches d’arbres les unes aux autres, des lianes par exemple ou leur équivalent. Je pense qu’avec tout ça, on pourra passer une nuit à peu près bonne normalement. Par contre, n’allez pas trop loin pour ne pas vous perdre ou ne pas qu’il vous arrive quelque chose. Si jamais c’était le cas, criez pour qu’on vous trouve.

Liberty n’était pas rassurée à l’idée de se trouver seule dans un endroit inconnu. Elle avait peur de trouver des bêtes féroces qui puissent lui faire du mal, voir pire, de la séquestrer et la manger quand bon leur souhaiteraient. Il était clair dans sa tête qu’elle ne s’éloignerait pas du camp improvisé pour chercher ce qu’il fallait.

-Vous avez tous une montre ? demanda Sauveur.

Les adolescents répondirent oui de la tête.

-Il est dix-neuf heures à ma montre. Donnons nous une demie-heure pour rentrer au campement. Par exemple, dix-neuf heures trente . Ca vous va ?

- Ok , dirent les deux amis.

-Alors on y va, lâcha Sauveur A tout à l’heure et soyez prudents. On ne sait jamais.

Chacun prit une direction différente.

 

 

 

 

 

( 4 mars, 2013 )

chapitre 4

Chapitre 4

 

Sauveur essaya de se frayer un chemin parmi des herbes inconnues qui avaient de drôles de textures et de drôles de couleurs. Certaines ressemblaient quand on les touchait à de la soie, d’autres au contraire lui râpait la peau s’il avait la mauvaise idée de les effleurer. Les couleurs n’avaient aucun lien avec les textures. Ainsi, il n’était pas rare de voir une plante d’une magnifique couleur rose mais qui piquait ou sentait mauvais ou une autre, de couleur kaki marron, mais qui était très douce avec une odeur délicieuse et délicate. Sauveur n’avait aucune idée d’avoir vu ce genre de végétaux dans ses cahiers et ses livres d’herboriste. Il était donc très embêté pour choisir ceux qui pourraient soigner son amie. Il savait de mémoire qu’il lui fallait pour cela du fruit ou de la tige d’ananas, de la fleur de souci, de la camomille ou de la lavande et sinon de l’argile verte qu’il pourrait appliquer sur la blessure. Certaines plantes qu’il croisait, ressemblaient vaguement  à certains des fruits  mais il n’était pas sûr du tout qu’elles aient les mêmes  caractéristiques médicinales. Il se questionnait sans cesse pour savoir ce qu’il allait faire, quand il arriva à une sorte de petite cascade où l’eau n’était pas de couleur bleue mais jaune pâle. Sauveur avait affreusement soif   mais aussi très faim. Il se demanda longuement s’il devait ou non boire de ce liquide et s’il le faisait quels en seraient les effets sur son organisme. Après avoir réfléchi un bref instant, il se rassura en se demandant pourquoi il y en aurait? Il s’agenouilla près du courant et rapprocha ses deux mains l’une de l’autre pour se servir dans l’eau. Cette dernière était relativement fraîche et agréable au toucher. Au même moment, alors qu’il allait les enlever pour boire, une sorte de petit poisson jaune comme la couleur de l’eau mais avec des ailes se faufila et atterrit à l’intérieur de ses mains. L’animal ressemblait vaguement à une perche miniature qui avait été peinte en jaune. Il avait à l’arrière une magnifique queue dorée.  Sauveur fut tellement surpris qu’il ouvrit ses mains. L’animal en profita alors pour se faufiler et rejoindre son habitat naturel. La petite bête le regarda de derrière une petite roche qui se trouvait dans le courant et  avec deux yeux exorbités télescopiques lui  lança :

- Ben merci, ne vous gênez pas surtout. Faites comme chez vous !

Sauveur était estomaqué et fixait le poisson.

- Mais tu ne peux parler voyons, ce n’est pas possible, lâcha t-il en bégayant.

-Ah ben c’est nouveau ça, rétorqua la bestiole. Et pourquoi je ne pourrai pas parler s’il te plait ? Dis tout de suite, que nous sommes bêtes.

Sur ce, il  repartit à toute vitesse dans le sens contraire à Sauveur tout en maugréant contre celui qui avait osé porter de telles insinuations.

Le jeune homme, quant à lui, restait immobile ne réalisant pas encore ce qui venait de se passer.

- Ce n’est pas possible, j’ai des hallucinations ou quoi ? Marmonna  t-il à voix basse.

Remis quelques instants après de ses émotions, il réfléchit et décréta que si  ce qui ressemblait à un poisson  vivait à l’intérieur du courant, c’est que l’eau devait être potable et que par conséquent il pouvait la boire.

 

Il remit ses mains jointes pour boire de nouveau tout en faisant beaucoup plus attention que la première fois. Après tout, il ne savait pas ce qui pouvait se cacher comme animaux en tout genre. Il ne voulait pas encore se laissait surprendre. Il scruta avec minutie et sous les angles la petite rivière. Quand il fut rassuré, il plongea les paumes de sa main dans l’onde jaune. Il releva ses mains à hauteur de la bouche pour la déverser. Prudent de nature, il ne prit au départ qu’une petite goulée et attendit de voir s’il se passait quelque chose. Après tout, il ne lui était jamais arrivé dans sa vie de boire de l’eau de cette couleur. Plusieurs secondes défilèrent sans qu’un changement ne s’opère. Il finit donc par absorber tout ce qui lui restait et en reprit pour se désaltérer.  Il pensa de suite qu’il fallait rentrer pour parler de cette trouvaille à ses amis, pour qu’eux aussi puissent profiter de ce plaisir. Mais il décida de continuer à chercher quelque chose qui puisse soigner son amie.

Alors qu’il s’éloignait un peu de la cascade, il remarqua que l’eau de cette dernière mélangée avec la terre formait une sorte  de boue ressemblant à de l’argile verte. Il décida alors de prendre un peu de cette mixture pour essayer de soigner Liberty. Après tout, ce mélange pouvait très bien avoir les mêmes propriétés et avec un peu de chance, en quelques jours, la jeune fille pourrait de nouveau gambader normalement. Heureux de ses trouvailles, il alla, joyeusement,  retrouver ses copains.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant ce temps, Devil et Liberty essayaient de se protéger tant bien que mal du soleil ardent en se mettant sous un arbre en forme de parasol. Ce dernier était touffu et comportait certains fruits de couleur rouge et  noir de la même forme que le tronc.

- J’ai faim, lança Liberty. Je n’en peux plus. En plus, il fait super chaud.

- Je ne sais pas ce que fiche Sauveur, confia Devil. Ca fait un petit moment qu’il est parti. J’espère qu’il ne lui est rien arrivé. Ca m’inquiète un peu quand même.  Je ne sais pas si ça va te rassurer sinon mais j’ai super faim moi aussi. Que penserais-tu de goûter un de ces fruits ?

Il les montra du doigt à sa copine. Les branches étaient à portée de main. Il y avait sur une même ramure des fruits presque semblables mais dont les couleurs étaient différentes. Certains étaient rouges d’autres étaient noirs.

- Tu ne penses pas qu’ils puissent être empoisonnés ? demanda Liberty. Imagine que ça le soit. Comment va-t-on faire ? On ne connaît rien de cet endroit. En plus, je doute qu’il y ait un hôpital à proximité.

- Justement, il va bien falloir tester des choses si on doit rester un petit moment ici, rétorqua t-il. Tu veux que je commence en premier à goûter ?

- Non, s’écria l’adolescente, imagine que je te vois t’empoisonner sous mes yeux et que je ne puisse rien faire. Je m’en voudrais toute ma vie. Je préfère essayer en premier, ok ?

-Tu préfères que cela soit moi qui me culpabilise à vie de te voir mourir sous mes yeux ? ironisa son ami. Sympa…

Liberty prit le fruit le plus proche d’elle sur une branche de forme rectangulaire. Elle regarda Devil de manière intense avant de commencer à croquer dedans, puis l’entama.

Devil observait sa camarade pour voir si elle n’avait pas un quelconque comportement suspect. Il espérait au plus profond de lui que tout irait bien car il aimait Liberty et il ne voulait que rien ne lui arrive.

Liberty regarda Devil et tout en mâchouillant le fruit lui dit :

-C’est super bon. Ca a la saveur d’un cocktail orange, papaye. C’est trop top.

Du jus ressortait en abondance de sa bouche.

- Et puis c’est drôlement rafraichissant, rajouta –t-elle. C’est que du bonheur, je vais même m’en reprendre un.

-Super, lança t-il, content de voir son amie reprendre des forces et de la joie de vivre. C’est rassurant de constater que c’est comestible.

Il prit alors un fruit noir et croqua dedans à pleines dents persuadé qu’il aurait le même goût,  mais ce ne fut pas le cas. Il était amer au possible avec un relent de javel non dissimulé.

Le jeune homme crut défaillir.  Il cracha immédiatement le morceau qu’il venait de mettre si copieusement dans la bouche et fit une grimace en s’écriant :

-Haaaa, mais c’est horrible ce truc là. Personne ne peut manger ça de son vivant.

Liberty fut désolée pour son ami mais vu sa tête, se mit spontanément à rigoler. Elle tâcha néanmoins d’analyser ce qu’il venait de se passer. Elle prit ce qu’il restait du fruit de son ami dans la paume de sa main.

- Mon fruit était rouge, le tien noir. C’est certainement la raison qui a fait que les saveurs sont différentes. En fait, sur  un même arbre, j’ai l’impression qu’il y a des fruits avec des saveurs différentes. C’est comme si dans mon jardin, j’avais un poirier qui produirait des poires et des pommes. C’est dingue n’empêche.

As-tu avalé du jus ou ne serait-ce qu’un petit morceau ?

-Je crois que je n’ai pas tout recraché. Par contre, j’ai enlevé tout ce qui était solide. C’est sur. Peux-tu m’en  donner un rouge s’il te plait ? J’espère qu’il sera pareil que le tien ? lui demanda Devil un peu inquiet de retomber sur le même goût amer et détestable qui lui avait lever le coeur.

Liberty tendit la main pour atteindre un minuscule fruit rouge. Elle l’offrit à Devil qui n’en grignota, cette fois çi,  qu’un tout petit bout,   persuadé que la même mésaventure allait lui arriver. Mais ce ne fut pas le cas. Ce dernier avait la même succulence  que celui qu’avait mangé Liberty précédemment.

-Hum, délicieux, s’écria t-il. Rien à voir du tout avec celui que j’ai pu  gouter auparavant. C’est tout simplement exquis, fabuleux, divin.

Liberty le regarda croquer à pleines dents le fruit. C’est à ce moment là qu’ils entendirent un bruit provenant des buissons juste à côté d’eux. Ils se regardèrent un bref instant. Devil eut le réflexe de casser une des branches de l’arbre pour s’en servir comme arme en cas d’attaque. Son amie, quant à elle, essayait tant bien que mal de se cacher derrière lui. Le son se rapprochait inexorablement et le jeune homme commença à lever son bras prêt à assommer quelle que soit la chose qui ressortirait de là.

 

 

 

 

 

( 1 mars, 2013 )

Résumé du tome 1 le monde sous-terrien 1-l’élue

Trois jeunes amis au contexte social difficile décident de créer une cabane dans la forêt afin de se retrouver en toute intimité. En escaladant la colline qui mène à cette fameuse forêt, le sol s’effondre sous leurs pas. Ils se retrouvent alors dans un tunnel profond fermé par une porte en métal où sont inscrits de mystérieux signes. Seul le passage de cette porte peut leur fournir un accès possible vers le monde du « en-haut ».  Vont ils arriver à franchir la porte et quel monde vont ils découvrir derrière elle ?

( 1 mars, 2013 )

chapitre 1 de l’autre monde… (j’attends vos avis avec plaisir)

Chapitre 1

 

 

Il était quinze heures  lorsque trois jeunes adolescents de quatorze ans se retrouvèrent au  rendez-vous qu’ils s’étaient fixés la veille sur la place dela Mairiede Meulan. Le parking était rempli de voitures. Certains conducteurs énervés cherchaient à trouver une place pour acheter une baguette chez le boulanger. N’y arrivant pas, ils tournaient sans cesse autour de l’endroit en espérant qu’une personne charitable veuille bien s’en aller pour leur prendre la place. Certains klaxonnaient et d’autres au contraire patientaient calmement. Les enfants regardaient amusés ce ballet inlassable de véhicules qui rentraient et ressortaient des stationnements. L’air empestait le gazole et l’essence.  Ils décidèrent de marcher en direction dela Seineafin de ne plus goûter aux effluves désagréables qui leur parvenaient. Ils se dirigèrent  à cent mètres de l’endroit précédent pour se rapprocher du fleuve dont l’eau s’écoulait paisiblement. Les trois jeunes montèrent sur un banc et s’assirent sur son dossier pour pouvoir discuter. Malgré quelques personnes qui promenaient leur chien ou des familles qui jouaient dans le petit parc où se trouvaient un toboggan et une balançoire, le calme régnait. Liberty en profita pour prendre la parole.

- Bon, les gars, dit-elle d’un ton enjoué, ça serait bien qu’on trouve enfin notre cachette secrète dans les bois quand même. On pourrait papoter de tout et de rien, rapporter quelques friandises, quelques boissons. Qu’en pensez-vous ?

- C’est vrai que ça fait un moment qu’on en parle, commenta Devil en relevant avec l’index le milieu de la monture de ses lunettes de couleur rouge vif. Quelqu’un a une idée où on pourrait aller pour se dégoter ça ?

- Si nous allions dans les bois de l’Hautil ? suggéra Sauveur. Y a pas mal d’arbres et puis il paraît qu’il y a des tunnels là bas et des sous-terrains. On pourrait se faire un abri dans un d’entre eux.

L’Hautil se trouvait entre deux communes : Chanteloup les vignes et Triel sur Seine. Autrefois, de nombreux hommes exploitaient les carrières de gypse et il n’était pas inhabituel que des cratères  et des trous se forment. Certaines d’entre elles avaient même servies comme refuges pendant la seconde guerre mondiale à la population. Hélàs, au fil du temps, le sable en raison de l’humidité s’était infiltré dans les roches argileuses entrainant  le sol dans un véritable siphon et provoquant de véritables affaissements de terrain. Le phénomène n’était pas inhabituel et n’inquiétait nullement des habitants persuadaient que rien ne pourrait leur arriver.  Le coin était malgré tout reconnu dangereux car il y avait  eu des accidents. En effet, il y a quelques années un enfant de sept ans qui cherchait des fossiles à ramener à l’école avait tapé  trop fort  sur  une paroi de calcaire qui s’était effondrée sur lui et avait causé sa mort.

De même, il y a trois ans, un autre enfant de onze ans était tombé dans un trou  causé par le calcaire et malgré les recherches n’avait jamais été retrouvé. Il s’appelait Kévin et était copain avec Devil. Devil avait très mal pris la chose et s’était renfermé sur lui-même jusqu’à ce qu’il connaisse Liberty et Sauveur.

- Ah, mais c’est une super idée ça, dit Liberty d’un ton enjoué en sautant du banc pour se retrouver face à ses camarades. Ca serait sympa de trouver un tunnel. Pour ma part, je suis partante, et toi Sauveur ?

- Partant aussi, lança t-il, heureux. Par contre, j’en connais un qui va peiner pour monter la colline…

Il regarda Devil qui était un peu enrobé. Ce dernier passait pour l’intellectuel de l’école car il avait les meilleures notes et ce,   quelle que fut la matière. C’était un fan d’informatique et notamment de jeux où l’on pouvait jouer en réseaux. Cela ajoutait au divorce récent de ses parents, lui avaient causé cette prise de poids. De tempérament timide, il n’avait que peu de copains dans son entourage mais Liberty  était sa meilleure amie. Souvent elle l’avait défendu contre des bandes d’idiots qui se moquaient de son  physique ou de son prénom. Tout le monde à l’école avait coutume de l’appeler « le gros diable » qui était la traduction de devil en français. Ce surnom était à l’antipode de ce qu’était Devil, un jeune homme doux, gentil et qui n’aurait pas fait de mal ne serait ce qu’à une petite fourmi. Il était très émotif et susceptible et ne se supportait qu’on puisse se railler de lui ou d’un de ses amis.

- Hé ho, arrête de le chercher, Sauveur, tu n’es pas cool du tout s’indigna Liberty qui le fixa avec ses yeux noirs avec les mains sur les hanches.

- Ok, ok, excuse-moi, murmura Sauveur, les yeux levés en l’air.

Il détestait qu’on le reprenne et n’en avait pas l’habitude. Tout comme Devil, ses parents venaient de se séparer. Fils unique, il avait toujours eu ce qu’il voulait quand il le souhaitait sa famille étant fortunée.  Ainsi, dans son garage, il avait eu pour son douzième anniversaire un appareil complet de musculation pour la modique somme de six mille euros. Cela lui avait permis, en s’entrainant régulièrement, d’avoir un physique d’athlète malgré son jeune âge. Son objectif n’était pas de plaire à toutes les filles de l’école mais d’attirer le regard de Liberty qu’il affectionnait plus particulièrement. Il avait rejoint le binôme pour cette raison mais aussi car son prénom, tout comme Devil, poussait les autres garçons également à se moquer de lui. Ainsi souvent,  entendait il des railleries du style : « Alors Sauveur, prêt à sauver le monde ? » ou encore « rien ne peut nous arriver nous avons Sauveur avec nous »

Ces plaisanteries stupides le lassaient et il avait fini par s’enfermer et se recroqueviller sur lui-même.  Il était passionné par la lecture, par les découvertes qui avaient été trouvées durant l’histoire par des inventeurs plus géniaux les uns que les autres. Il n’était pas rare de le trouver chez lui en train d’expérimenter des mélanges de potions concoctées avec tout ce qu’il trouvait (les herbes, les plantes, les fleurs ainsi que des poudres diverses et variées trouvées dans des boites du petit chimiste amateur ou rapportées par son père qui voyageaient dans le monde entier).

- Je n’ai pas entendu, renchérit Liberty d’un ton faussement autoritaire.

Elle savait pertinemment que s’excuser pour son ami était une des choses qu’il détestait faire car il avait l’impression se rabaisser aux yeux des autres.

Sauveur, qui était encore assis, se leva promptement et se mit face à Devil. Il se plia en lui faisant une révérence et lui dit de façon ironique :

- Si Monsieur veut bien accepter mes excuses.

- Oui, bon ca va, fit Devil en hochant la tête de côté tout en faisant une moue avec la bouche. N’en fais pas trop quand même.

- Bon les gars, on se dit rendez vous demain à quinze heures impasse des Fontenelles ? dit Liberty en pointant ses deux index vers les garçons.

- Ok répondirent-ils avec chacun un pouce levé pour donner leur accord.

 

-Alors, tu traines !! cria Liberty en se retournant vers son copain Devil.

Elle avait au moins vingt mètres d’avance sur lui. La côte de la petite colline était abrupte et il était clair que pour quelqu’un en surpoids, elle était difficile à monter. Des arbres en tous genres avaient poussé de part et d’autre  de l’endroit formant ainsi une jolie forêt. On pouvait y croiser des chênes, des marronniers, des hêtres. La majorité des arbres étaient anciens et très grands  ce qui ne permettait pas à la lumière de passer. Certains avaient subis les dommages de la tempête de deux mille. De nombreuses branches  à terre attestaient de la violence des vents durant cet événement. Devil essayait tant bien que mal d’avancer dans ce lieu  qu’il considérait hostile. Il escaladait les branches tombaient à terre, évitait les trous faits naturellement ou par des animaux, grimpait sur des souches pour pouvoir passer.

- Attends t’es gentille mais je n’en peux plus !! Tu as vu la côte qu’on est en train de se faire ? J’suis crevé , répondit Devil en train d’essuyer la sueur qui perlait sur son front avec les manches de son pull.

- Arrête donc de te plaindre en permanence…tu veux qu’on t’apporte un déambulateur ?  rétorqua Sauveur en hurlant.

L’athlète avait tellement d’avance qu’il s’était assis sur un gros tronc qui avait du être frappé par la foudre pour attendre ses deux comparses à la traîne. A la remarque que venait de lancer Sauveur, Liberty pouffa de rire ce qui vexa momentanément Devil .

- Ce n’est pas drôle, je ne suis pas comme toi je te ferai dire, je ne passe pas mon temps à courir et à faire du sport pour épater les filles, espèce de Carl Lewis à deux balles, lâcha Devil bien fort pour que son compagnon l’entende.

- Pfft , n’importe quoi ! murmura Sauveur, vexé.

Les deux jeunes avaient l’habitude de se chercher et de se lancer des petits mots mais au fond, ils s’appréciaient énormément et savaient qu’ils pouvaient compter l’un sur l’autre. Au bout de deux minutes, Liberty et Devil avaient enfin réussi à rattraper Sauveur toujours installé sur son siège improvisé.

- C’est bon les gars, dit Liberty tranquillement pour calmer les esprits. Nous ne sommes pas là pour nous disputer mais pour se balader sur la colline afin de trouver un endroit qui nous servira de cachette secrète.

- Tu as raison  répondirent en chœur les deux garçons en se regardant et en se faisant un clin d’oeil qui signifiait qu’ils faisaient la paix.

Ils continuaient de marcher en se racontant les derniers commérages de l’école quand ils croisèrent un panneau d’interdiction. Il était inscrit dessus « attention risque d’effondrements-A vos risques et périls ».

Les enfants se regardèrent.

- Vous ne croyez pas que cela serait plus prudent de rebrousser chemin, s’inquiéta Devil en se retournant sur le chemin qu’ils venaient de parcourir.

-Tu plaisantes ou quoi ? ironisa Sauveur en le tapant dans l’épaule pour lui donner du courage. Depuis quand, s’arrête t-on pour des petits panneaux  de rien du tout ? Nous ne sommes pas les premiers à aller dans ces coins là. Je connais beaucoup de monde qui s’y promènent pour  y cueillir des champignons.

- Mais oui voyons, ajouta Liberty en lui prenant la main pour le forcer à avancer. Si vraiment il y avait des accidents on en entendrait parler. Ce n’est pas le cas. Allez viens.

La pression de sa main se fit un peu plus forte et Devil se laissa volontairement faire comme hypnotisé par la belle jeune fille à la peau mat, aux cheveux noirs et aux yeux verts magnifiques.

Cela faisait encore  dix minutes qu’ils avançaient plus profondément dans la forêt. Liberty avait lâché la main de Devil qui commençait à  observer les environs pour trouver une cachette idéale. Sauveur, quant à lui, essayait de découvrir des objets pouvant être utiles pour fabriquer leur future cabane. Il avait déjà récupéré une vieille corde qui avait l’air assez solide pour servir à grimper dans leur refuge.  La jeune fille, quant à elle, marchait tranquillement quand elle fut attiré par un objet qui trainait par terre.

- Venez voir, s’écria Liberty à ses deux camarades. Je crois avoir trouvé quelque chose.

La jeune fille tenait  dans la paume de sa main droite un magnifique animal fossilisé.

- Whaouh, tu as trouvé ça où ?  demanda Sauveur ébahi par la découverte en question.

-Par terre, juste là commenta Liberty.

- Fais voir, dit Devil en lui prenant l’objet des mains et en l’observant sous toutes les coutures. C’est bizarre, autant parfois on peut dire à quoi ça ressemble ou ce que cela a pu être dans le passé, mais là, je n’en ai vraiment aucune idée. Je n’ai jamais vu quelque chose comme cela.

Passionné par la paléontologie, Devil avait l’habitude de ramasser des fossiles. Il trouvait la plupart du temps le reste ou le simple moulage d’un animal ou d’un végétal  conservé dans la roche sédimentaire. Il avait déjà trouvé des coquilles, des dents, des graines, des plantes mais ce qu’avait trouvé Liberty ne ressemblait pas cela. Le fossile, de taille moyenne, ressemblait à une coquille d’escargot  à ceci près qu’il  comportait des ailes sur chaque côté. Plus incroyable encore, on pouvait y observer comme deux jambes qui partaient de chaque côté de la coquille.

- Tu as raison, répliqua Liberty en le  reprenant des mains de son ami,  je n’ai jamais vu un truc pareil de toute ma vie. Je vais le garder et je le montrerai à mes parents pour savoir s’ils connaissent l’animal qui a laissé cette empreinte. »

Liberty, en fait, n’avait pas de parents. Ils étaient décédés dans un accident de la route quand elle avait six mois. Sortie pour une soirée en amoureux, ils avaient laissé leur enfant à leur meilleure amie pensant rentrer un peu plus tard dans la soirée. Mais il n’était jamais rentrés, un alcoolique voulant se faire une sortie également avec sa bouteille avait croisé leur chemin. Si lui en était ressorti vivant sans une égratignure, ce n’était pas le cas de ses parents qui étaient morts sur le coup. Depuis, n’ayant pas de famille, Liberty avait été adoptée par la meilleure amie de ses parents qui elle, ne pouvait pas avoir d’enfants avec son compagnon. Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Le proverbe n’avait jamais été aussi vrai dans ce cas. Sa nouvelle maman était une archéologue renommée et était souvent en voyage à travers le monde. Quant à son nouveau papa, c’est un dirigeant d’une grosse boite d’informatique connue mondialement. Il était aussi très souvent parti. Liberty s’élevait donc presque toute seule avec pour unique compagnie un chat qui faisait plus sa vie à l’extérieur qu’à l’intérieur et qui s’appelait faignant. Ses parents lui laissaient suffisamment d’argent pour s’acheter de quoi se nourrir et s’offrir des petits cadeaux mais ne lui apportaient pas toute l’affection dont elle avait besoin.

Elle mit l’objet dans sa poche et les  trois jeunes se remirent en quête de leur cachette.

 

 

Ils s’enfoncèrent dans la colline. Les arbres étaient serrés les uns des autres ne laissant que peu de lumière filtrée. Il était presque  dix-huit heures et  l’obscurité commençait à croitre de plus en plus. Liberty n’étant  pas très rassurée, elle se rapprocha de Sauveur. Le jeune homme était content qu’elle le prenne pour son garde du corps et ne manqua pas timidement de lui prendre la main. Liberty se laissa faire.

Tout à coup, les trois jeunes se rendirent compte que le sol s’enfonçait sous leurs pieds. Au départ, ils crurent qu’ils marchaient sur un grand tapis de mousse mais le sol se dérobait complètement sous leur poids.

Incapables de crier tellement la surprise était grande, ils sentirent qu’ils étaient en train de tomber dans un des fameux trous creusés au fur et à mesure du temps à cause du calcaire. Leur chute leur sembla interminable. Sauveur fut le premier à reprendre ses esprits.

- Liberty, Devil vous allez bien ? lança Sauveur dans le noir en tâtonnant pour essayer de trouver ses camarades.

- Oui pour moi ça va,  dit timidement  Devil en se touchant de partout pour savoir si en effet rien n’était cassé. Et toi Sauveur ?

- Non ça va merci. Tu sens Liberty à côté de toi ?

Le jeune homme essaya de trouver Liberty en touchant partout à côté de lui mais ne sentit qu’un mélange bizarre fait de terre et d’eau et ressemblant beaucoup à de la boue.

- Je ne sens rien du tout, je ne trouve rien dit il en paniquant.

- Je suis là les gars mais je me suis faite mal à la cheville en tombant. Je pense que je me la suis foulée lança Liberty en geignant.

Elle se tenait à deux mains la jambe droite.

-Ok, répondit Sauveur, surtout ne pas paniquer dit il en tout affolé.

Il prit dans sa poche un petit briquet marron qu’il alluma pour essayer d’estimer à quelle profondeur ils étaient tombés.

- Comment ça se fait que tu as un briquet sur toi ?  lança Devil surpris de trouver un tel objet dans la poche de son ami.

-  Il m’arrive de temps en temps de piquer une clope à mon père discrètement. Il ne s’en rend jamais compte puisqu’il n’en a rien fiche de moi. Tout comme ma mère d’ailleurs. S’il devait m’engueuler ça serait parce qu’il a moins de clopes dans son paquet mais pas parce que je pourrai m’abîmer la santé dit d’un ton plein de rancœur Sauveur.

- Ah ben il est beau notre sportif tiens ironisa Devil. Tu me diras je suis sur que mes parents auraient la même réaction que ton père.

- Hé les gars ce n’est pas le moment de vous disputer et de papoter on est vraiment dans la mouise là. Vous avez remarqué de quelle hauteur nous sommes tombés ? On voit à peine le trou qui nous a entrainés dans le tunnel. On ne va pas  pouvoir remonter, si ça se trouve on va mourir ici. Personne ne sait que nous sommes allés dans ce coin, s’inquiéta Liberty.

-  Bon, ne paniquons pas, répéta Sauveur en levant la tête,  tu as raison, nous ne pourrons pas escalader la paroi pour ressortir car les murs sont trop lisses et il n’ y a pas d’accroche possible pour les mains ou pour les pieds. Essayons de voir où nous mène ce tunnel, reprit il en fixant son regard essayant de pénétrer l’obscurité pour savoir jusqu’à où cela pouvait les mener. A priori il a l’air profond. Allons-y. Tu pourras marcher Liberty ? Nous allons t’aider  avec Devil.

Liberty se plaça entre les deux garçons et enveloppa d’un bras le cou de chacun pour qu’ils l’aident à avancer malgré son entorse.

Ils marchaient depuis  à peine cinq minutes lorsque Devil s’aperçut grâce à la lumière du briquet que quelque chose se trouvait sur l’une des parois du mur.

- Stop fit –il en se libérant de l’étreinte de Liberty ce qui risqua de la faire retomber. Attendez un peu. Prête-moi ton briquet s’il te plait Sauveur.

Sauveur le lui tendit. Il était brulant.

-Qu’y a-t-il ?  Qu’ as-tu vu ?  dirent Liberty et Sauveur tandis qu’ils voyaient leur copain se rapprocher d’une paroi.

- Ah, je vois ! fit Sauveur en souriant . Nous ne sommes pas les premiers à nous être retrouvés ici. C’est une bonne chose. Nous allons réussir à sortir de ce trou les copains.

Devil avait trouvé accroché au mur une torche non allumée qui était constituée  d’une branche de quarante centimètres environ qui était fendue de chaque côté de manière à y insérer des brindilles et du petit bois. Le tout était recouvert de résine afin que la torche soit inflammable.

Devil mit le feu à la torche ce qui éclaira le tunnel où les enfants étaient tombés. En regardant de chaque côté, ils s’aperçurent que le couloir paraissait profond. Pourtant, il leur sembla, en plissant les yeux pour essayer de mieux voir, qu’il y avait quelque chose au fin fond d’un de ses côtés.

Ils reprirent leur pose de départ qui consistait à aider Liberty à marcher et se dirigèrent lentement vers ce qui leur semblait être une immense porte métallique rouge cadenassée avec un code. Le cadenas zoomorphe était très grand et devait être en laiton ou en fer. Il faisait penser à une ancienne fermeture provenant de Chine puisque l’animal représentait une sorte de dragon volant. Il comprenait également un mécanisme qui était commandé par un système de roues chiffrées. Il y avait également un gros levier qui était en position haute.

Ils posèrent Liberty à terre. Puis, Sauveur s’écria :

- Qui a bien pu mettre une porte ici dans ce trou perdu ?

- Je ne sais pas mais cela ne me rassure pas, dit Liberty. En plus il y a un cadenas ce qui signifie certainement qu’il ne faut pas l’ouvrir. T’en penses quoi Devil ?

Devil ne semblait pas l’entendre trop occupé à déchiffrer des symboles se trouvant sur le dessus de l’immense porte. Les symboles ressemblaient à une écriture cunéiforme vieille de plusieurs siècles. En effet, la graphie était surtout constituée de coins et de clous comme au tout départ de l’écriture. Les signes retranscrivaient non pas un son  mais plus une syllabe. On pouvait également y voir quelques idéogrammes qui représentaient  une porte, quatre tours, des personnes ailées.

- Qu’est ce que c’est que ça ?  demanda Sauveur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

( 28 février, 2013 )

Rentrez dans l’univers fantasy

Qui n’a pas rêvé un jour d’être une fée, un petit lutin voir un troll?

Qui n’a jamais voulu découvrir un univers meilleur avec des objets extraordinaires et hors du commun?

Je pense que tout le monde un jour ou l’autre a voulu avoir des supers pouvoirs pour avoir accès à des choses que d’autres non pas.

Ce site est créé pour tous ceux là.

Il permettra de parler des différents livres lus et de donner des avis.

Il vous permettra également que vous me donniez votre avis sur un roman fantasy que je suis en train d’écrire et qui s’appelle « l’autre monde – l’élue » tome 1. Toutes les critiques me seront importantes et me donneront la possibilité de changer des écrits grâce à vous en vue pourquoi pas un jour, d’être publiée.

 

Bienvenue dans un monde magique où tout ce qui vient de l’ordinaire devient extraordinaire.

( 28 février, 2013 )

Bonjour tout le monde !

Bienvenue dans unblog.fr. Ceci est votre premier article. Modifiez-le ou supprimez-le, puis lancez-vous !

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