( 18 mars, 2013 )

chapitre 14

Chapitre 14

 

Tandis que Devil se reposait sur une des banquettes, la jeune fille se confia auprès de Sauveur qui dirigeait le bateau.

-         Tu sais, fit -elle d’un ton triste, je ne sais pas si on arrivera un jour à revenir dans notre monde.

-         Pourquoi penses tu à cela ? Il n’y a pas de raisons la rassura le jeune homme. On va retrouver le livre, le rapporter au peuple des fées et ensuite on pourra repartir. Cela m’a l’air relativement facile.

Il mentait volontairement pour redonner du tonus à son amie. Il s’avait pertinemment que la tâche ne serait pas aisée et qu’il leur restait encore beaucoup de choses à effectuer.

-         Tu sais, y a des personnes qui me manquent là haut, reprit elle tristement. Ca me fait bizarre de me dire que peut être je ne les reverrai plus jamais.

-         Bon, ça suffit oui ? se fâcha le garçon qui détourna la tête pour que la jeune fille ne puisse pas voir qu’il avait les larmes aux yeux. J’aimerais que tu reprennes le moral. Se plaindre, ce n’est pas ça qui nous fera avancer.

Liberty n’avait pas du tout l’habitude que Sauveur lui parle sur son ton. Elle en fut surprise et presque vexée. Elle se releva en silence pour se rapprocher de Devil. Sur le pont supérieur régnait une ambiance froide et triste. Les deux jeunes cherchaient à s’éviter du regard de peur que la même discussion ne reparte sur le même sujet. Ils se rapprochaient du bord.

- Il n’ y a plus une  grande distance à parcourir lança Devil qui s’était relevé sur ses coudes. Encore une bonne centaine mètres et nous devrions arrivés sur la berge.

Le jeune homme constata que l’ambiance était glaciale entre ses deux amis. Il ne chercha pas pour autant à savoir ce qu’il se passait de peur de prendre part au conflit. Personne n’osait prendre la parole, pourtant à un moment, Sauveur brisa le silence.

-   Regardez l’eau. Vous  ne trouvez pas qu’elle bouge bizarrement ?

-    Je me faisais justement la réflexion, constata la jeune fille. On dirait qu’il y a comme des vagues.

L’eau ondulait de plus en plus fort. Le radeau tanguait de plus en plus avec les jeunes à bord.

-         Je vais tâcher de pousser le moteur au maximum sinon les vagues vont nous submerger, hurla Sauveur complètement paniqué. Je comprends mieux pourquoi on les appelle les marais mouvants maintenant.

Equélius sortit sa tête du pont inférieur en faisant comprendre qu’il n’était pas bien.

- Que se passe t –il ? s’enquit l’équidé.

- Nous ne pouvons pas t’expliquer mais il s’avère que des  vagues se sont créées d’un seul coup et qu’elles sont de plus en plus fortes. Je mets les gommes au maximum mais le bateau tangue de plus en plus et je crains que nous nous retournions bientôt à cause de la puissance des remous.

Un des remous fut tellement fort qu’un petit morceau de la quille se cassa. Il était maintenant difficile de tenir en équilibre sur le pont. Les jeunes essayaient tant bien que de s’accrocher à tout ce qu’ils pouvaient trouver mais  une lame plus forte que les autres fit basculer Liberty. Elle glissa du pont et eut juste le temps d’attraper la manche de Devil. Ce dernier essayait tant bien que mal de la ramener sur le bateau tout en tâchant lui aussi de garder son équilibre. Sauveur, quant à lui, manœuvrait tant bien que mal le gouvernail pour maintenir un semblant de cap.

- Allez, Liberty, aide toi de tes pieds pour te rapprocher, tonna le jeune homme.

D’un coup  de bras puissant, il réussit à ramener Liberty sur l’embarcation. La jeune fille avait les larmes aux yeux tellement la peur l’avait envahie. Elle pensa d’un coup à sa baguette magique. Elle prévint alors e jeune homme de son intention :

- Devil, aide-moi à me maintenir au maximum, je vais tâcher de sortir la baguette que m’a donnée Édeline pour calmer le marais.

- Ok, rétorqua t-il d’une voix se voulant assurée. Tu peux compter sur moi. Je vais faire le maximum.

Elle essaya tant bien que mal de prendre son sac et de sortir l’objet sans le faire tomber.  Avec les remous, il était difficile de maintenir le sac dans une main et la baguette dans l’autre. Devil tenait fermement sa copine afin qu’elle puisse l’utiliser.

D’une voix forte mais hésitante, la jeune fille s’écria :

- Baguette magique, fais que les remous disparaissent doucement afin que nous puissions sortir d’ici vivants.

Les vagues, comme pour saluer cet exploit, se mirent à se calmer progressivement.

- Tu as réussi, lança le jeune homme encore épuisé par ce qu’il venait d’accomplir et des forces qu’il avait du déployer pour protéger son amie.

- NOUS avons réussi, reprit la jeune fille. Néanmoins, ne restons pas là plus longtemps. On ne sait jamais si le phénomène venait à recommencer. Il ne nous reste plus qu’un sort et nous sommes loin d’être arrivés à la grotte de Bousemat.

Les jeunes gens mirent les vitesses au maximum afin d’arriver le plus  rapidement possible sur la berge. Arrivés, ils se jetèrent dans les bras les uns des autres et s’embrassèrent, conscients qu’ils étaient passés près de la mort.

- Je ne pensais pas qu’on y arriverait, souffla Devil presque hystérique . Je pensais qu’on y passerait.

- Oui complètement d’accord avec toi reconnut la jeune fille. Il est clair que notre fin aurait été plus que probable sans l’instrument magique. Seulement voilà, il faut que vous sachiez qu’il ne nous reste plus qu’un seul sort. Il nous reste encore beaucoup de route à priori à parcourir. Je pense que nous ne sommes pas au bout de notre peine.

- Ne pensons pas négatif, intervint Sauveur. Si ça se trouve, nous avons fait le plus dur.

- Tu penses vraiment ce que tu dis ? demanda son copain. Equélius connaît peut être certains des endroits où nous devons nous rendre. Peut-être en a-t-il entendu parler.

Le cheval scruta Devil et répondit :

-         Tu es sur de vouloir une réponse ?

-         Tu me fais peur là répondit il.

- Le peu que j’ai entendu des différents endroits que vous m’avez cités ne sont pas des lieux touristiques où on fait une balade sympathique. Ce sont plutôt des endroits inquiétants où beaucoup ne sont jamais revenus.

- Je ne sais pas si j’ai bien fait de te demander des renseignements en fait, ironisa Sauveur.

- Je propose qu’on se repose un peu plus loin ce soir et qu’on reprenne des forces avec nos victuailles avant de reprendre notre route proposa Devil conscient des dangers qui les attendaient.

Les trois autres personnages acquiescèrent. Ils reprirent leur route et trouvèrent un endroit agréable qui était coloré de fleurs variées et peuplé d’espèce de petits papillons en tous genres. Dans cette multitude d’insectes, l’espèce de mouche espionne disparut encore une fois pour faire un rapport à son maître.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4 Commentaires à “ chapitre 14 ” »

  1. Virginie dit :

    Ravie de lire la suite.
    Ça devient très intriguant…

  2. Ange clamscity dit :

    La suite!!! La suite!!!

    Je suis déjà en manque….. Trop injuste!!!

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