( 11 mars, 2013 )

chapitre 13

Chapitre 13

 

La créature réapparut au refuge de son maître pour lui transmettre les dernières nouvelles des jeunes. L’abri ressemblait à une sorte de grotte creusée tout en haut d’une montagne. Il était profond mais très bien agencé. D’énormes animaux phosphorescents éclairaient de leur abdomen le tunnel.   Ils ressemblaient à des rhinocéros mais assis sur deux pattes. Les créatures étaient attachées avec une corde courte qui ne leur laissait aucune possibilité de déplacement. Elles se savaient prisonnières et ne cherchaient nullement à s’évader d’une quelconque façon de peur de représailles. Leur destinée était donc de servir le Maître et de lui éclairer le passage.

-Alors ?  Prononça une voix grave et puissante en voyant son espion en face de lui. Dis-moi ce qu’il en est  sinon il t’en coutera.

On ne voyait rien de l’homme en question, il était plongé dans l’obscurité.

- Maître, fit l’insecte à la voix criarde,  les jeunes approchent du marais. L’ondine dont vous aviez sollicitée l’aide n’a rien pu faire car ils ont été aidé par Puélo.

- Puélo ? Tonitrua l’homme en tapant du poing sur un objet. Cela fait bien longtemps que j’aurais du m’occuper de lui une bonne fois pour toute. Il faudra que je m’en charge une prochaine fois.

Un moment de silence se fit avant que l’individu déclame d’un ton calme, solennel et cruel :

-         Ils n’arriveront pas plus loin que le marais mouvant. Cet endroit sera leur tombeau. Cela marquera la fin de leur histoire. Ils ne reverront jamais la lumière du peuple du haut et jamais ils ne sauveront le peuple des fées blanches. Continue de les espionner, moustique et refais moi un rapport dans quelques temps pour m’annoncer qu’ils sont morts. Je ne veux pas qu’ils soient encore de ce monde à la prochaine lunaison. Cela pourrait être embêtant. Je ne pense pas que ce sera le cas de toutes manières.

L’individu se mit alors à rire. Il fit  signe d’un geste de main désinvolte à l’insecte pour lui dire de s’en aller. Ce dernier se mit alors à disparaître.

 

 

 

-Voilà le marais mouvant, dit Equélius. C’est le seul marais de ce monde à avoir une eau noire. On ne sait pas quelles sont les créatures qui vivent à l’intérieur de ses eaux. Certains prétendent qu’il n’y a pas de dangers véritables et d’autres au contraire soutiennent que des êtres maléfiques vivent dans les profondeurs. Je n’ai jamais su ce qui était vrai ou faux puisque je n’ai jamais connu quelqu’un qui l’avait traversé.

-Comment va-t-on faire pour le franchir? On pourrait le contourner mais vu sa grandeur démesurée, cela nous demanderait des jours et des jours voir des semaines estima Devil. C’est dommage que tu sois blessé Equélius, tu aurais pu nous transporter de l’autre côté.

Le cheval opina de la tête.

- Il faudrait construire un petit radeau. Regardez autour de nous, il y a ce qu’il faut comme bois lança Sauveur.

Autour d’eux, il y avait comme des énormes bambous de couleur verte. Des espèces de libellules venaient se reposer sur les branches de certains d’entre eux. Contrairement aux libellules du monde d’en haut, celles çi avaient comme les escargots deux antennes rétractiles qui leur servaient d’yeux. Curieuses, elles voltigeaient près des jeunes sans toutefois trop les approcher. Leurs deux paires d’ailes resplendissaient au soleil et faisaient apparaître de magnifiques couleurs or et argent.

-         Je pense, en effet, qu’on peut utiliser ce bois annonça Devil après avoir soupesé et examiné un morceau de plus près. Au travail, les jeunes.

Chacun fut affecté à des tâches différentes. Sauveur et Devil devait ramasser de longues branches qui serviraient de poteaux. Equélius était chargé d’aider les garçons à tracter les charges trop lourdes. Liberty, quant à elle, ramassait de longues plantes jaunes qui serviraient  de cordages. Une fois que tout le matériel fut regroupé et assemblé, un radeau vit le jour. Les jeunes étaient ravis de ce qu’ils avaient créé. Il restait maintenant à le tester pour savoir s’il ne coulerait pas.

-         On a assuré, cria de joie Liberty.

-         C’est clair, acquiesça  Devil.

-         Ne crions pas trop vite victoire avant d’être arrivé de l’autre côté, calma Sauveur. On ne sait jamais. On pourrait très bien chavirer et couler.

-   Je vois que monsieur est très optimiste, lança Liberty ironique. Tu veux nous porter la poisse ou quoi ?

-         Non, non, assura Sauveur, mais je ne veux pas qu’on crie victoire trop vite non plus.

-         C’est sur, tu as peut être raison, agréa son ami. Ceci dit, ça ne coute rien d’y croire non plus non ?

Le radeau mis à l’eau, Liberty se mit dessus sans que ce dernier ne coule. Il en fut de même pour Devil. Arrivé à Sauveur, le radeau s’enfonça progressivement dans l’eau.

-         Arf, nous sommes trop lourds, proclama t-il. Essayons dans un ordre différent. Toi Devil, moi après puis Liberty. Il ne faut pas oublier non plus Equélius.

Le résultat resta le même. Le radeau acceptait deux personnes mais pas trois. Les enfants étaient désappointés pensant qu’ils réussiraient.

-         Comment va-t-on faire ? soupira Sauveur.

-         Je pense encore une fois que je vais devoir faire usage de la baguette même si je dois l’admettre cela m’embête au plus haut point. Il ne nous restera plus que deux  sorts.

-Oui mais nous n’avons pas le choix, cela fait plusieurs heures que nous essayons tant bien que mal de faire un radeau et je dois avouer que cela commence à m’énerver.

- Allez, ne restons pas bloqués indéfiniment.

Liberty sortit sa baguette et s’écria :

- Que ce radeau devienne un canot où tous nous pourrons nous loger et faire que cette traversée dans les marais mouvants deviennent aisée.

Un magnifique bateau en bois apparut de plusieurs mètres d’envergure. Il comprenait deux ponts supérieurs avec toutes les commodités indispensables. Le pont supérieur était constitué d’un poste de pilotage, d’une banquette de passagers avec des chaises de luxe. Le pont inférieur était prévu intégralement pour le cheval. Il ressemblait à un petit box avec de la paille à l’intérieur.

- Bon, ben ça s’est fait, s’écria Sauveur.

- Whaouh, enchérit Devil. On n’en demandait pas autant. Dis donc, elle ne fait pas çà à moitié. Elle est magnifique cette embarcation.

Equélius commença à monter dessus et descendit vers le pont inférieur qui constituait en fait ses appartements. Les enfants l’entendirent  hurler :

- Yes, Yes ! Y a même de la paille fraîche. Ils ont pensé vraiment à tout. Je vais être bien. D’ailleurs plus la peine de me demander, je ne suis plus là. Je vais me reposer dans mes box privés.

Les enfants s’esclaffèrent ensemble.

- Je pense qu’on peut y aller, fit Liberty qui monta à bord suivi de près de ses amis.

 

 

 

 

 

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