( 11 mars, 2013 )

chapitre 11

Chapitre 11

 

Devil était encore en train de penser à ce qui lui était arrivé dans le lac. Il avait eu si peur. Quand le regard des ondines avait croisé le sien, il  s’était senti d’un coup attiré par leurs grands yeux bleus clairs. D’un coup, il avait eu l’impression qu’il pouvait les accompagner sans qu’aucun danger ne puisse l’atteindre, il se sentait prêt à tous les sacrifices possibles pour accompagner les belles jeunes femmes. Il comprit alors pourquoi autant d’hommes leur avaient succombé. Le retour d’Équelius et de Sauveur le fit sortir de ses rêveries.

- Nous avons trouvé pas mal de choses, lâcha Sauveur en faisant tomber du sac plein de nourritures différentes.

Il fit un clin d’œil complice à Équélius qui lui répondit en donnant un petit coup de patte sur le bras du jeune homme.

Liberty regarda par terre. En effet, il y avait une multitude d’aliments plus colorés les uns que les autres. Elle était en train de se demander si tout se pouvait se  manger. Il y avait des sortes de racines vertes, marrons. Certaines étaient même striées. Il y en avait avec des odeurs doucereuses, agréables et d’autres avec des odeurs amères.

-Vous êtes sûrs que tout se mange ? demanda t elle avec dégoût en tenant l’un des bulbes à l’odeur acide du bout des doigts.

- Oui, c’est Équélius qui m’a recommandé de les prendre. Il n’y a donc aucun danger ? répondit Sauveur.

Au même instant, ils virent Puélo arriver. Sur le coup de la surprise, ne sachant pas qui il était, Sauveur fonça sur lui, tête en avant tel un taureau. Liberty et Devil n’eurent même pas le temps de décrocher un mot pour expliquer la situation que le pauvre Puélo était déjà à terre avec plein de fruits qui l’entourait. Sauveur était sur lui à califourchon prêt à lui asséner des coups de poings dans la figure.

-Non, pas taper gémit la créature apeuré. Moi, gentil.

Le pauvre être essayait de se recroqueviller sur lui-même afin d’évincer un maximum de coups provenant de son adversaire.

-Arrête Sauveur hurla Devil, il est de notre côté. C’est lui qui m’a sauvé dans l’étang.

Devil, assis sur la bestiole difforme, l’observa de haut en bas. Il se remit debout et tendit la main à Puélo tout en s’excusant d’avoir réagi aussi vivement.

La créature s’épousseta, tête baissée, les yeux remplis de larmes.

- Pourquoi tout le monde taper Puélo ? Puélo gentil répétait il sans cesse.

Devil se rapprocha de celui qui l’avait préalablement sauvé et mis un de ses bras autour de son cou.

-Il ne pouvait pas savoir voyons. Il pensait que tu allais nous faire du mal expliqua t-il.

Sauveur se rapprocha alors et reformula des excuses. Il aida la créature à se remettre debout.

Puélo récupéra avec l’aide des garçons la nourriture tombée à terre ainsi que les gourdes remplies d’eau.

- Tenez, nourriture pour vous. Puélo a pris des choses bonnes murmura t-il encore un peu choqué  par ce qui venait de se passer.

- Merci beaucoup de ton aide, lança Liberty. Pour nous faire pardonner, veux-tu bien manger avec nous ? Ce sera le repas de la réconciliation, d’accord ?

-Puélo veut bien, lâcha la créature avec un sourire béat sur son visage hideux.

 

 

 

 

 

 

Le repas était presque terminé et tout le monde s’était rassasié plus qu’il ne fallait.

-Je n’en peux plus, souffla Liberty, j’ai trop mangé.

Elle s’allongea avec les mains sur le ventre.

- Je dois dire que c’est pareil pour moi, admit Sauveur, qui était assis.

- Puélo, insista Liberty, tu es sur que tu ne veux pas venir avec nous. Tu nous serais d’un grand secours tu sais. On ne connaît pas du tout ton monde. Il est tellement différent du nôtre.

- Merci non, Puélo reste ici. Puélo préfère. Puélo aime bien le lac. Etre calme ici.

-Calme ? répéta Devil stupéfait, tu oublies les ondines…

- Ondines, mettre un peu d’actions dans calme.

Les trois amis rigolèrent à la dernière phrase de Puélo. Ils n’avaient pas l’habitude d’avoir des actions comme cela dans le monde d’en haut. Le pauvre être les regardait sans comprendre pourquoi ils riaient et fut vexé un instant le temps  croyant que c’était de lui qu’on se moquait. Liberty, constatant  la tête renfrognée de Puélo lui expliqua le pourquoi de cette hilarité et tous partirent d’un grand éclat de rire.

Ils pouffaient  encore de rire en saluant Puélo avec de grands au revoirs et en le laissant derrière eux.

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